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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 22:08

L'association Tremplins de l'imaginaire avait proposé, il y a deux ans, une première version Grimoire Galactique des Grenouilles, un guide des éditeurs de SFFF qui a pour but d'aider les auteurs à cibler leurs envois et à présenter leurs manuscrits - ou plus généralement à s'informer sur les éditeurs de l'imaginaire et leurs préférences.

Cette année, à partir du 10 novembre, une nouvelle version actualisée de ce guide sera disponible à la vente, en version numérique et en version papier.

http://img811.imageshack.us/img811/8351/plat1ggg2petit.jpg

Ce nouveau guide contient :

- Les réponses de 90 éditeurs à notre questionnaire pour préciser leur ligne éditoriale, leurs collections, la taille des manuscrits qu’ils préfèrent publier et leurs conditions d’envoi.

- Les conseils de Jean-Claude Dunyach pour envoyer son manuscrit. 

- Les genres de l’imaginaire présentés par Cindy Van Wilder.

- Des explications sur la chaîne du livre et le jargon de l’édition.

- Les témoignages de huit auteurs de premier roman.

- Les réponses de huit auteurs jeunesse à la question : « Qu’est-ce qu’écrire pour la jeunesse ? ».

Prix :

- papier : 5 € (frais de port 1,50 € en plus)

- numérique : 3 €

- pack papier + numérique : 7 €

 

Comment se le procurer :

- par correspondance : sur la boutique en ligne de l'association :

- en vente directe : sur les salons comme les Utopiales à Nantes, les salons de Sèvres, Montreuil et Zone Franche à Paris, les Imaginales à Epinal. 

N'hésitez pas à nous contacter par mail à l'adresse cocyclics@gmail.com ou tremplinsdelimaginaire@gmail.com pour vérifier que nous serons présents et réserver votre exemplaire.

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 09:19

http://www.comite-de-lecture.com/ressources/logo%20CDL.jpg

 

J'ai eu les refus des 4 premiers envois à des grosses maisons d'édition pour Bien Mal Acquis Profite Parfois, des lettres types qui ne parlent pas beaucoup du pourquoi et qui du coup ne m'aident pas à retravailler le manuscrit pour le rendre éventuellement éditable.

Une lectrice éclairée me disait que la taille trop courte pouvait être un obstacle à un thriller en général beaucoup plus long, de même qu'une trame fondée sur la psychologie plutôt que sur l'action et me suggérait des pistes de retravail que je n'ai pas encore empruntées.

Hier, j'ai lu un article de Marianne sur le coaching littéraire qui m'a bien intéressée et j'ai suivi le lien vers le site Comité de Lecture mentionné en fin d'article puisque annoncé comme " des « fous » qui donnent un retour de lecture et dispensent leur aide gratuitement"

Le CDL (http://www.comite-de-lecture.com) a été créé en 2006 par Delphine Schilton, psychanalyste et passionnée de littérature, et compte une quinzaine de bénévoles dont la démarche est « citoyenne et subversive ».

 « Nous voulons justement éviter que les gens perdent leur temps et leur argent avec les coachs », explique Deiphine Schilton, avant de s’insurger contre un monde littéraire où « le marché a remplacé la pensée ».

La démarche est très proche de celle de CoCyclics à laquelle je participe, et surtout CDL est ouvert aux littératures hors SFFF. J'ai donc soumis hier BMAPP pour un avis, le début de la procédure consistant à proposer un résumé sans soumettre le texte, et vu la pub faite par l'article de Marianne et l'afflux de manuscrit qui a dû en découler, je ne suis pas encore sûre qu'il soit lu, mais on verra. Au pire, j'aurai une lettre type de refus de plus ;)

 

PS : cap des 350 000 cec passé hier ! 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 08:16

J'ai découvert ce weekend le site scienceshumaines.com qui promeut, notamment, la revue du même nom. Et de clic en clic, j'ai découvert que certains numéros de la revue portaient sur la littérature en posant des questions qui m'intéressaient, du genre "La littérature, une science humaine ?" ou "Contes et récits, pourquoi aimons-nous les histoires ?". 

J'ai donc fait chauffer ma carte bleue, et vous reparlerai sans doute plus tard de ces thématiques quand j'aurai lu, et surtout digéré, le contenu de ces numéros. 

En attendant, je vous propose de nous arrêter quelques instants sur la question "Pourquoi lit-on des romans ?" qui fait l'ouverture du dossier du numéro de sciences humaines qui portait sur le thème "la littérature, fenêtre sur le monde"

http://www.scienceshumaines.com/pics_bdd/images/12789267522_SH218_258.jpg

 

J'en ai tiré quelques morceaux choisis :

"De son côté, la philosophie morale s’intéresse au rôle pédagogique du roman. Martha Nussbaum, l’une de ses représentantes les plus célèbres, insiste sur la capacité des fictions à montrer ce que la philosophie échoue à démontrer. L’art du romancier consiste à voir le monde ; l’art du lecteur revient à emprunter les yeux d’un autre, le narrateur. À cet égard, le roman permet de se retrouver tour à tour dans la peau d’un détective, d’une amoureuse, d’un dictateur ou d’un orphelin. La fiction nous procurerait, en quelque sorte, des vies par procuration. En ce sens, elle agit comme un multiplicateur d’expériences, et ce dès l’enfance. Elle nous met ainsi en contact avec la complexité de nos propres vies comme de celles des autres."

"Processus cognitif, la lecture se redécouvre donc aussi comme un processus affectif extrêmement puissant. Tout roman parle à notre intelligence, mais aussi à notre cœur. Après Umberto Eco, qui comparait la lecture d’un roman à un jeu d’échec (6), M. Picard reprend cette image du jeu pour l’enrichir. Selon lui, la lecture d’un roman combine deux activités ludiques bien distinctes : le « game » et le « playing ». Le game, tout comme le jeu d’échec, s’enracine dans la raison : c’est le jeu de réflexion, qui fait appel à notre intelligence, nos capacités d’adaptation et d’anticipation, notre sens stratégique. Le playing s’enracine dans l’imaginaire : c’est le jeu de rôle, qui se fonde sur l’identification à une figure imaginaire. D’un côté, le lecteur s’échappe avec le personnage, voyage dans le temps et vit des intrigues palpitantes ; de l’autre, il émet des hypothèses sur la suite de l’histoire et garde un esprit critique. Ce modèle a pour mérite de réhabiliter le « voyage imaginaire » proposé par toute fiction narrative, sans négliger pour autant la dimension réflexive de la lecture."

La suite, vous pourrez la lire en ligne sur le site de la revue (clic) ainsi d'ailleurs que le gros du dossier thématique de la revue.

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 10:11

Je me suis replongée hier dans l'excellent dossier, au titre volontairement provocateur. en ligne sur le site de la revue Solaris :

comment-ne-pas-ecrire-des-histoires.png

C'est orienté SFFF, puisque Solaris est une revue de littérature fantastique et de science-fiction, mais tout auteur y trouvera des points qui l'aideront. C'est en tout cas ce que je vous souhaite.

Clic sur l'image pour accéder au dossier en ligne.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 21:31

http://www.scam.fr/Portals/0/Contenus/images/dossiers/Livre.gif

 

Agnès Marot et Margaux Tartavel se sont penchées sur cette délicate question dans le cadre de leur mémoire de MASTER 2" Métiers du livre". 

Ca commence comme ça :

La rémunération des auteurs est un sujet sensible, le point de nombreuses tensions entre un auteur et son éditeur. Il est très difficile d’obtenir des chiffres et des avis de la part des éditeurs ; quant aux auteurs, ceux qui en parlent avouent souvent que c’est leur seul point noir dans la relation avec leur éditeur. C’est donc un enjeu important et complexe, souvent tabou. Pour l’étudier, nous allons d’abord regarder le point de vue juridique et législatif, puis nous chercherons à savoir ce qu’il en est d’un point de vue pratique. (...)

La suite est à télécharger ici (clic). J'y ai appris plein de choses.

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 17:03

Pour l'écriture de Ticket Gagnant (TG), j'ai décidé d'utiliser Ywriter, un logiciel gratuit (la dernière version est téléchargeable ici par exemple) dont j'entends parler depuis un moment sur CoCyclics, mais que je n'avais pas pris le temps d'étudier.

J'ai en effet appris pas mal de choses de l'expèrience BMAPP et en ai tiré plusieurs enseignements 

  • C''est très fastidieux de rechercher des scènes dans un fichier word  quand on doit corriger quelque chose (même pour un roman court, BMAPP fait moins de 275000 cec)
  • Word avec sa fonction "révision" du texte qui permet de laisser des commentaires pour y revenir plus tard est très bien pour la partie écriture, mais n'est pas vraiment adapté pour ce qui est de l'organisation de l'histoire.
  • Word ne permet pas de gérer la temporalité de l'histoire ( pour les corrections de BMAPP, j'ai dû m'imprimer un calendrier 2010 et l'annoter pour jongler avec la durée de mon histoire et les jours)
  • Je ne suis pas fan des descriptions et certains de mes perso sont passés du blond au noir en cours d'histoire parce que j'avais oublié à quoi ils ressemblaient

J'en passe et des meilleures...

A cela s'ajoutait la difficulté pour TG de reprendre une petite centaine de pages écrites avec un synopsis détaillé qui a entrainé quelques changements dans l'histoire déjà écrite.

 

Le seul frein concernant ywriter était qu'il soit en anglais et que je ne voulais pas perdre des heures à me l'approprier, mais j'ai trouvé un tutoriel très clair, bien qu'en anglais qui m'a définitivement convaincue de l'essayer :

 


 

Une fois téléchargé et installé, pour changer la langue et passer au français, il suffit d'aller dans l'onglet "localise" et de sélectionner "French".

Pour le moment, j'ai repris les 25 premières pages écrites et les ai intégrées à Ywriter, choisissant un découpage par chapitre.

J'ai commencé par créer les fiches de personnages, et pour chacun j'ai téléchargé depuis le net un portrait dans lequel je retrouve mon héros, si bien que je ne m'emmêlerai plus les pinceaux. Dans cette optique toujours, à chaque fois que je parle du personnage, je copie/colle les éléments dans la partie bio ou note pour ne pas me contredire, et pour ne pas à avoir à chercher quand je reparle d'un perso après un délai un peu long.

ywriter-fiche-de-perso.jpg

Puis j'ai inséré une par une les scènes écrites dans les deux premiers chapitres en renseignant la date (calendrier inclus) et la durée de la scène, ainsi que les personnages faisant partie de la scène.

Puis j'ai copié-collé depuis word la scène écrite.

Au final, cela donne ça :

ywriter.JPGJe continue à écrire et modifier le texte sous word (avec l'aide d'antidote) mais pour l'organisation de l'histoire, je trouve que Ywriter est très utile. A suivre à l'usage.

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 20:40

Une petite annonce pour vous dire que le NaNoWriMo prend ses quartiers d'été :

 

Si certains d'entre vous sont motivés pour écrire une histoire de 50000 mots (ou plus ^^ ou moins, il n'y a de toute façon rien à gagner sinon la satisfaction d'avoir écrit un texte long et d'avoir un premier jet à retravailler) en un mois, c'est le moment.

Vous pouvez vous inscrire ici si vous avez envie de vous lancer dans l'aventure au mois d'aout. N'ayez pas peur, ça ne fait même pas mal ^^

Je n'en aurai hélas pas le temps, il faut que je parte en vacances finisse de corriger BMAPP d'abord (mon bébé du Nano 2010 ^^),  mais je rappelle que la technique des flocons est très efficace pour construire son synopsis avant de se lancer.

N'ayez pas peur, ce n'est pas parce que c'est du premier jet que ça ne tient pas la route et si les corrections de BMAPP trainent, ce n'est pas parce que mes lectrices ont  demandé un gros remaniage du fond, mais simplement parce que je lambine (et que j'ai eu la novellite au printemps ^^)

 

Go, go, go comme on dit sur CoCy où il y a un fil d'encouragement aux participants.

 


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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 07:31

aide-Lionel-Davoust.png

 

Lionel Davoust propose en téléchargement sur son blog les présentations powerpoint qui ont servi de base à l'atelier d'écriture des Imaginales. Vous pourrez ainsi découvrir :

De Lionel Davoust :

  • Ecrire, une technique, un métier
  • Trouver une idée, construire un scénario

De Jean Claude Dunyach

  • Quelques briques de base pour écrire
  • Devenir auteur, c'est  trouver un éditeur !
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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 00:21

Voici la fin de la synthèse du fil initié sur CoCyclics sur le thème de "Comment plaire aux comités de lecture" par Christophe Nicolas, membre du cdl des éditions du Riez, qui a publié son premier roman ( Un Autre - thriller fantastique). Très vite,  ce fil a été le lieu de nombreux échanges avec d'autres grenouilles de la mare (Mélanie, Cendrefeu, Aélys, Celia, moi ^^)  elles aussi membres de cdl  (Hydromel, Mille Saisons, Argemmios) qui ont partagé leur expèrience.

Après la lettre d'accompagnement et le synopsis l'importance à accorder au début de son texte et le déroulement d'une lecture, je vais vous présenter aujourd'hui les 10 commandements de l'auteur qui veut soumettre son manuscrit à une maison d'édition.


Un membre de CdL c'est un ou une lectrice qu'il faut convaincre. Ce qu'il faut bien comprendre c'est que dans un CdL on est un lecteur qui lit avec méthode (par habitude et pour remplir des fiches), on lit beaucoup et sans forcément de plaisir (beaucoup des manuscrits ne sont pas de qualité ) et enfin on lit avec une contrainte temporelle.

 

Voici donc les 10 commandements de l'auteur qui soumet son texte à une maison d'édition :

1. Les consignes de soumission et la ligne éditoriale de l’éditeur scrupuleusement tu respecteras

2. Les petits éditeurs tu respecteras

Les petits éditeurs lisent généralement tout ce qu’on leur envoie (ce qui n’est pas toujours le cas des maisons plus grandes). Ils ne sont pas plus cons que les autres : si c’est mauvais, ils refusent ! Ils sont peut-être même plus exigeants que les autres : ils jouent leur survie à chaque publication.

Se dire « oh, ça ira bien pour les éditions Rikiki, c’est pas Gallimard, quand même » est un mauvais calcul, car les éditions Rikiki liront votre manuscrit (confer le deuxième tiret) et risquent même de retenir votre nom (contrairement à Gallimard). Après, ce sera plus dur de leur refourguer la version améliorée ou autre chose.

3. Un manuscrit abouti tu enverras

Si vous avez le moindre doute sur la qualité de votre roman, ne l’envoyez pas et retravaillez-le. Un bon roman prêt à envoyer, c’est (d’après moi) lorsque l'auteur ne peut plus ni enlever ni ajouter quoi que ce soit sans nuire à la qualité de l’œuvre. C’est lorsqu’il voudrait le faire lire à tout le monde tellement il est fier de ce qu’il a écrit. S’il sait au fond de lui que tel passage n’est pas terrible et que tel rebondissement est tiré par les cheveux, ou s’il éprouve de la honte à l’idée que son texte puisse être lu par son chéri, sa tante ou son vieux prof de français, alors il doit le retravailler.

4. Ton syno et ta lettre de présentation, tu soigneras

5. Sur la forme irréprochable tu seras : ton Bescherelle tu chériras, Antidote et repetition detector tu installeras, sans relâche tu te reliras

6. De te faire bêta-lire tu n'oublieras pas

L'on donne des conseils en bêta-lecture, j'en connais qui disent qu'on frise le pinaillage. En CdL, ils sont d'autant plus importants. Ce qui pour un simple lecteur fait lever une brusque pensée "bizarre tout ça", en CdL, c'est la prise de note assurée et on ne brise pas mieux une lecture. Il faut alors que le texte soit totalement "propre" pour le lire calmement et oublier sa casquette de lecteur-juge.

7. Ton début jusqu'au sang tu travailleras

8. Les clichés à tout prix tu éviteras

On dit parfois que ce qui est mal ce ne sont pas les clichés, mais les clichés mal exploités. En CdL, on fait plus difficilement ce genre de distinctions. Il faut se dire que si l'on rencontre beaucoup d'intrigues stéréotypés dans les librairies, on s'y noie en CdL ! On en voit sans cesse, des clichés, et pas des mieux défendus. Si bien que membre d'un CdL on développe rapidement une réaction instinctive et épidermique dès qu'on en rencontre un. Cela peut même aller jusqu'à de petits coins de l'intrigue : un morceau de scénario qui fait déjà-vu, fait aussi peu-travaillé.

9. Des ventres mous dans ton histoire, tu te défieras

Un lecteur en CdL, pour peu que son emploi du temps fasse des caprices, va très mal voir ce qu'on peut appeler "les ventres mous". C'est ce qui arrive quand l'histoire fait du sur-place. Difficile de s'ennuyer quand on a des délais à respecter. Dès qu'un passage semble ne rien apporter à l'intrigue, la tentation de lire en diagonale devient grande. "Voyons voir si ça avance à la page suivante…" Et c'est pire si : "Oh ! Génial, il ne se passe toujours rien ! Allez, je saute dix pages !" (Je décris les mauvais penchants auxquels nous sommes confrontés. Bien sûr, nous, on est sérieux et consciencieux.

Et ce qui prévaut finalement, c'est bien la qualité du texte.)

10. En cas de refus, surtout détaillé, ton manuscrit tu retravailleras.  

Si tu y crois.

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:50

Voici la suite de la synthèse du fil initié sur CoCyclics sur le thème de "Comment plaire aux comités de lecture" par Christophe Nicolas, membre du cdl des éditions du Riez, qui a publié son premier roman ( Un Autre - thriller fantastique). Très vite,  ce fil a été le lieu de nombreux échanges avec d'autres grenouilles de la mare (Mélanie, Cendrefeu, Aélys, Celia, moi ^^)  elles aussi membres de cdl  (Hydromel, Mille Saisons, Argemmios) qui ont partagé leur expèrience.

Après la lettre d'accompagnement et le synopsis, puis l'importance à accorder au début de son texte, je vais vous parler aujourd'hui de la suite de la lecture et d'une autre méthode qui consiste à lire les premiers 10% du texte.

 

Quand le lecteur est satisfait du début du roman (nous verrons dans un prochain billet que 80% des manuscrits ne passent pas le cap de la lecture des 10-20 premières pages), ce n'est pas pour autant gagné :

 

Les chapitres suivants :

C’est bien beau d’avoir promis monts et merveilles dans le premier chapitre, mais si l’histoire tarde trop à débuter, je m’ennuie. Ou si on m’a menti, je suis déçu. Alors, c’est fini. Comme je suis un grand naïf, il m’arrive souvent de continuer malgré tout, mais l’expérience me dit que ça ne sert à rien.

C’est à ce moment que j’arrête ma décision concernant la ligne éditoriale.

Jusqu’à la fin :

Si j’ai lu le manuscrit jusqu’au bout, c’est soit qu’il m’a plu, soit que je pense qu’il pourra plaire à l’éditeur.

Je rédige alors une fiche de lecture avec un résumé de l’histoire, les points forts et les points faibles. (Dans les cas précédents, je rédige aussi une fiche, mais en expliquant pourquoi je me suis arrêté en cours de route.)

 

Une autre "technique de lecture" s"applique ailleurs, celle des 10% :

J'attaque le manuscrit en question et j'arrive à 10% de lecture environ.

Trois cas de figure :

  1. Texte bourré de fautes, de tournures de style compliquées et tordues, gros écueils sur la forme, hors ligne éditoriale, fanfiction à la Harry Potter (j'ai déjà eu...), essai philosophique (déjà eu aussi...), etc. J'arrête ma lecture ici et rédige une fiche de lecture, en motivant mon refus. Je relève même quelques phrases du texte pour illustrer mes propos, en principe.
  2.  Texte "potable" sur la forme mais je n'ai pas accroché. Auquel cas, je vais aller lire quelques pages ou un chapitre un peu plus loin, aux trois-quarts du manuscrit, et regarder l'évolution sur la forme et ce qu'il se passe dans l'histoire. En principe, c'est rare que je décide de reprendre la lecture à ce stade, mais je veux être sûre de ne pas passer à côté d'un bon texte qui aurait un début un peu lent à décoller, ou des personnages agaçants dans les premières pages, etc. Et donc la plupart du temps, je rédige une fiche de lecture en motivant les raisons qui m'ont poussée à arrêter là, des pistes d'amélioration éventuelles.
  3.  Texte auquel je n'ai rien à reprocher sur la forme, et qui de plus éveille mon intérêt : je poursuis la lecture et en général je lis jusqu'au bout. Il est toutefois déjà arrivé qu'à la moitié du manuscrit, j'abandonne, car finalement on retombe dans du cliché, une action qui se traîne, de grosses longueurs, des personnages plats, etc. Bref, pleins de petites choses qui me sortent complètement de l'histoire et qui me conduisent à rédiger une fiche de lecture.

 

Dans le cas où je termine, plusieurs possibilités :

- Je n'ai pas aimé plus que ça pour x raisons, et j'ai de bonnes raisons de penser qu'il en sera de même pour un second lecteur --> fiche de lecture avec argumentation, détails des points positifs / négatifs, etc.

- J'ai aimé, sans plus. Ou j'ai aimé, mais... Ou j'aurais aimé, si... Je suis partagée. Sachant qu'il peut s'agir de goûts personnels et que le style d'écriture est bon, qu'il y a une cohérence de l'intrigue, je l'envoie en seconde lecture pour que le manuscrit reçoive un autre avis que le mien. Si c'est également mitigé, ce sera un refus. Si c'est positif, un troisième membre va s'y coller. Dans tous les cas, c'est la chef qui tranche à la fin. Une autre lectrice ajoute : En fait, une grosse partie des manuscrits entrent dans ces "moyens", objectivement bons mais qui ne m'intéressent pas plus que ça. Dans ce cas, selon la qualité du style, la complexité de l'intrigue et les personnages, ou encore l'originalité du monde, je peux soit demander une nouvelle lecture pour confirmer (ou non) mon avis, soit le poser et faire une fiche encourageante.
- J'ai adoré. Seconde lecture sans attendre, en croisant les doigts pour qu'il plaise à l'autre membre du comité qui s'y colle. Parfois un troisième le lit ensuite et si l'avis est positif, il y a de fortes chances que le manuscrit soit accepté.

 

 

En conclusion de ce billet :

Il y a en général plusieurs lecteurs qui se penchent sur un manuscrit, deux quand les avis concordent et plus si ce n'est pas le cas.

 

 

Il faut savoir que je reçois une majorité de manuscrits moyens, voire très mauvais. Le « vraiment bon » saute d’autant plus au visage. Mais c’est vrai qu’il s’agit d’un avis subjectif. Il y a aussi les textes objectivement sans défaut, mais qui ne m’ont pas transporté. Dans ce cas, je rédige une fiche positive mais pas dithyrambique : les lecteurs suivants et l’éditeur décideront.

 

Un manuscrit vraiment bon emportera l’unanimité du comité presque automatiquement : depuis que je fais partie du comité de lecture, j’ai lu une centaine de manuscrits. Les 4 qui m’ont vraiment plu (que des points forts) ont tous été publiés (ou vont l’être prochainement).

 

Le billet suivant sera une pré-conclusion de cette série "Comment plaire aux comités de lecture" avec les conseils des membres des CDL..

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Bien mal acquis profite parfois

Roman noir écrit dans le cadre du Nano 2010

Envoyé à 4 éditeurs le 26/10/2011 

STRIKE !!! : 4 refus sur 4

Nouvelle salve d'envois pour bientôt

 

Morceaux de ...

Tapu en toute fin de corrections

En attente de courage pour l'envoyer à des éditeurs

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