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Le blog de lesmotsdePenelopeChester.over-blog.com

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J'avais envie de créer un endroit où parler de mes projets d'écriture comme une sorte de carnet de bord. C'est l'objet de ce délit(re). Un espace de liberté, sans rythme ou contenu défini en dehors de ce qui a trait à l'écriture, la mienne et celle des autres.


Ticket gagnant : Rocco (sans ses frères)

Publié par Pénélope Chester sur 22 Mars 2012, 20:11pm

Catégories : #Ticket gagnant

http://s2.lemde.fr/image/2009/11/30/600x300/1274198_3_e704_salvatori-et-alain-delon-dans-rocco-et-ses.jpg

Un petit billet pour vous dire que je travaille sur Ticket Gagnant, à petite vitesse mais pour le moment sans blocage. Depuis la reprise, j'ai écrit 30000 cec, passant le cap des 30000 mots,  et je reprends peu à peu le cours de l'histoire.

Ca vaut bien un extrait, et je vous propose de faire la découverte de Rocco, le tueur de prostituées... un type pas vraiment recommandable, vous allez voir.

 

"Rocco est nerveux ce soir, les quais grouillent de flics et il a dû se rabattre dans le quartier beaucoup plus fréquenté de la gare. Et la voix dans sa tête qui se fait tellement insistante : « Tue, tue ». Il ne demande que ça, mais les victimes potentielles ne se bousculent pas au portillon, à croire que toutes les putes ont mis la clé sous la porte !

Dans un geste devenu machinal, il caresse sa boucle d’oreille qu’il sent pulser dans sa main. Le rayonnement lui semble gagner en intensité, depuis quelques jours. Depuis qu’il a tué la vieille, en fait.

Regarde, il y en a une, là !

Rocco rétrograde, la BMW volée pour l’occasion ralentit souplement, en silence. Son bolide félin se comporte comme le prédateur qu’il est devenu. Une blonde d’une vingtaine d’année marche sur le trottoir en tournant des hanches, un téléphone collé à l’oreille. De son autre main, elle s’accroche à son sac à mains comme si sa vie en dépendait.

T’as tout compris, poulette !

Pourtant, quand il la dépasse, Rocco comprend qu’elle n’est pas une pute. Pas assez maquillée. La nana d’ailleurs se recule vers le mur en regardant autour d’elle pour trouver du secours. Il la sent prête à hurler pour appeler à l’aide, aussi il continue son chemin sans accélérer pour autant. Qu’elle relève le numéro de sa plaque, si ça l’amuse ! Peut-être qu’il trouvera son bonheur en continuant vers l’ancienne friche.

Elle est bien celle-là !

C’est pas une pute

Pas grave

Rocco frotte sa boucle d’oreille en ralentissant pour tourner dans une petite rue sombre et s’y garer. Il sent dans son dos la lame froide de son couteau qui lui caresse les lombes, et dans son pantalon une douce chaleur qui commence à monter. Il est devenu accro à l’odeur du sang, aux suppliques terrifiées, et aux yeux qui s’exorbitent quand elles comprennent qu’elles vont mourir. Elles lui donnent du plaisir, pourtant, le pompant avec application, comme si leur vie en dépendait. Rocco sourit dans sa nouvelle barbe de pirate. Elles s’activent comme des désespérées, espérant sauver leur peau alors qu’il ne pense qu’à la jouissance qu’il éprouvera au moment où il les plantera. Elles ne comprennent pas qu’il se retient dans leur bouche pour mieux jouir ensuite quand leur sang s’écoulant en jet se mélangera au stupre tiède qu’il leur balancera au visage.

Calme-toi, Rocco. Tu dois d’abord l’attraper.

Il s’est mordu la langue d’excitation, le petit goût métallique le mettant à la torture comme l’odeur du tabac pour un fumeur en sevrage. L’attraper, oui. Il descend de voiture, appréciant le bip aigu de la télécommande quand il active la fermeture à distance, puis retourne dans la rue principale dans laquelle la blonde marchait. Il remonte l’artère à contre sens sur plusieurs centaines de mètres, comme un marcheur du soir, son attention rivée sur les silhouettes qu’il croise. Enfin il la trouve. Elle a rangé son téléphone et avance vers lui d’un pas pressé.

Droit sur toi, mon Rocco

D’un regard circulaire, il apprécie la situation. Il n’a pas l’habitude de chasser en pleine rue, et le risque de se faire prendre rend le plaisir de la traque encore plus grand.

Tu ne te feras pas prendre. Je suis là

Rocco sourit et s’arrête devant la devanture d’un restaurant libanais en faisant semblant de regarder la carte. Quand la belle le dépasse en claquant des talons, il se retourne doucement pour admirer sa croupe, le mouvement des cheveux clairs attachés en queue de cheval lui évoquant le balancier d’une horloge. Le compte à rebours a commencé.

Après s’être assuré que personne ne lui prête attention, il la suit en silence, quelques mètres derrière elle. Bientôt, elle colle à nouveau son téléphone à l’oreille et se lance dans une conversation aussi plate que sonore sans prêter attention à ce qui l’entoure.

Papote ma poule, papote, tu vas passer à la cocotte"

 

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Commenter cet article

Niniane 25/03/2012 09:48


Superbe extrait, qui donne des frissons à souhait. Bravo!

Pénélope Chester 30/03/2012 20:21



Merci ;)



Sycophante 24/03/2012 11:00


Sombrissime... Bravo ! 

Pénélope Chester 24/03/2012 20:59



Merci ;)



Martine27 23/03/2012 09:49


Pas recommandable du tout en effet, mais c'est bien écrit, brrrr

Pénélope Chester 23/03/2012 17:55



La suite de ce passage est encore pire  ;)



Cacoune 22/03/2012 21:02


Write, write, write : qu'on en ait à lire ;)


Bises.

Pénélope Chester 23/03/2012 08:01



J'y travaille, pourvu que ça dure ;)



Swald 22/03/2012 20:45


Incroyable, je peux de nouveau laisser des commentaires !!!

Pénélope Chester 23/03/2012 08:00



Cool, vive la résolution des problèmes informatiques, ici et sur CoCy



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