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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 08:05

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J'ai eu la chance de me plonger dans des lectures très plaisantes ces derniers jours, de celles qui vous empêchent d'éteindre la lumière parce que vous voulez absolument connaître la suite, le syndrome du "encore une page".

De la lecture fantasy avec la Cité Noire de Thomas John, (lien vers le blog de l'auteur) un épais roman très noir, comme son titre l'indique, mais très bien écrit, avec des personnages denses et une intrigue prenante. 

Puis La ballade de Fronin d'Etienne B (lien vers le blog de l'auteur), un roman aussi lumineux que la cité noire était sombre, avec un personnage d'espionne Néalanne, que j'ai adoré.

Et hier soir, le fils de Michel Rostain prêté par l'animatrice de mon atelier d'écriture du mardi.

Le titre m'évoquait un prix, et en cherchant sur le net, j'ai découvert qu'il s'agissait du Goncourt 2011 du premier roman.

On est là bien loin de la fantasy, mais le livre est à la fois sombre (il raconte la mort d'un enfant) et lumineux (il raconte qu'on peut vivre avec ça). Ayant perdu mon père très récemment, ma lecture en a été forcément lacrymale comme elle le sera je pense pour beaucoup de lecteurs, et pourtant, en prenant le parti de choisir pour narrateur son fils mort, l'auteur parle avec beaucoup de pudeur du deuil, des démons qu'il réveille et de ces questions qui resteront sans réponse, sans jamais tomber dans le pathos.

 

Les premières lignes :

Papa fait des découvertes. Par exemple ne pas passer une journée sans pleurer pendant cinq minutes, ou trois fois dix minutes, ou une heure entière. C'est nouveau. Les larmes s'arrêtent, repartent, elles s'arrêtent encore, et puis ça revient, etc. Plein de varièté de sanglots, mais pas une journée sans. Ca structure différemment la vie. Il y a les larmes soudaines - un geste, un mot, une image et elles jaillissent. Il y a les larmes sans cause apparente, stupidement là. Il y a les larmes au goût inconnu, sans hoquet, sans la grimace habituelle ni même les reniflements, juste des larmes qui coulent.

Lui, c'est plutôt le matin qu'il a envie de pleurer.

 

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Published by Pénélope Chester - dans Lectures
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commentaires

EtienneB (Aldar) 19/10/2011 20:35



Merci pour la petite critique et ravi que tu aies aimé Néalanne (mais comment faites-vous pour apprécier un personnage aussi dépourvu de morale ?)


Sincèrement peiné pour ton père. Il n'y a, hélas, pas grand chose à dire dans ces moments...



Pénélope Chester 20/10/2011 07:00


Merci de ton mot (je n'oublie pas ta bêta)


Cacoune 15/09/2011 21:32



Deuxième fois que j'en entends parler.


Désolée pour ton papa. Je t'embrasse.



Pénélope Chester 17/09/2011 10:00



Bises



caro.carito 14/09/2011 08:38



Pas sûre que je lirai ce titre



Pénélope Chester 17/09/2011 09:59



Tu verras ^^



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Envoyé à 4 éditeurs le 26/10/2011 

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